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Un article consacré à Shihan G. Gruss

Retrouvez ici un bel article dont le sujet est Shihan Gilbert Gruss, 9ème Dan F.E.K.A.M.T. C’est le professeur que j’ai suivi durant de nombreuses années. Son enseignement m’a permis d’acquérir les fondements martiaux et techniques nécessaires, tant en Karaté-Do qu’en self-défense, qui me permettent de chercher et de progresser encore aujourd’hui. J’ai également eu la chance d’enseigner au sein de son école en Karaté-Do et en Goshin Kenpo (sa méthode martiale de défense personnelle) durant plusieurs années. Bonne lecture!

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Voir l’article: Portrait de Senseï G. Gruss

Domo Aligoto O Senseï…

Le parcours, un outil pédagogique

Le parcours sportif est un outil que je trouve formidable : il est ludique, il peut être construit de différentes manières pour atteindre des objectifs précis, il crée une émulation entre les élèves, etc.

Il faut cependant le réfléchir en fonction du ou des buts poursuivis. Personnellement, je l’utilise de la manière suivante: je fixe un objectif principal et un ou deux objectifs secondaires. Je considère le reste comme des bénéfices collatéraux.

Les objectifs: je peux mettre l’accent sur une technique spécifique ou une famille de mouvements (dashi wasa, zuki wasa, keri wasa, etc.), des objectifs  physiques (l’explosivité, l’endurance, la résistance à l’effort, etc.), des qualités psychiques que je souhaite développer chez l’élève (combativité, concentration, etc.).

Lors de la conception du parcours, il faut tenir compte de plusieurs critères: sa durée, son intensité, l’âge des élèves, leur nombre :

1. Durée/intensité: il faut jouer sur ces deux variables, plus la durée est importante moins l’intensité doit l’être. Je précise toujours aux élèves qu’ils peuvent passer un tour pour récupérer si nécessaire, je fais attention aux signes de fatigue « anormaux » du type pâleur, détresse respiratoire, attitude corporelle « abattue », etc. pour prévenir tout accident.

2. L’âge/le niveau des élèves: il faut naturellement proposer des exercices qui soient réalisables par la majorité des élèves du groupe. Ils ne doivent être ni trop faciles (génère de l’ennui) ni trop difficiles (découragement). Il faut se situer dans la zone proximale de développement de l’élève (Vygotsky). C’est la zone située entre ce que l’élève sait faire et ce qu’il est capable de faire au maximum de son potentiel. Une zone « d’inconfort supportable » et motivante qui le pousse à se dépasser et non à baisser les bras.

3. Le nombre d’élèves/l’espace disponible: il faut tenir compte du nombre d’élève en relation avec l’espace disponible. Cela permet de gérer le temps d’attente entre deux parcours et d’occuper l’espace de manière à ce que les élèves se sentent libres dans leurs mouvements. Cela a également un impact sur la sécurité, par exemple, des exercices trop proches peuvent s’avérer dangereux car il existe des risques de télescopages.

Un parcours pour les enfants
Cliquez sur l’image pour agrandir

Réflexion sur le parcours proposé en exemple:

Objectif principal: les élèves doivent passer d’un travail rapide et peu exigeant techniquement à un état plus lent, contrôlé et complexe. Pour cela, je propose, sur le parcours, trois zones de « maîtrise technique » noyées dans un ensemble plus intuitif et plus libre dans l’expression corporelle.

1. Zone de mawashi-geri: dès le début, l’élève est invité a être dans une forme de maîtrise. Il y a  une mise en application de tous les critères techniques nécessaires à l’exécution correcte de la technique mawashi-geri.

2. Zone oï-zuki sur coussin de proprioception: après avoir sprinté, l’élève doit passer à un état de calme pour exécuter la technique tout en conservant son équilibre. Il est nécessaire de recouvrer rapidement une respiration lente.

3. Zone début d’Heïan Shodan: l’élève doit exécuter le début du kata. Il doit subitement solliciter son attention pour placer correctement ses pieds dans les cerceaux, se souvenir de l’enchaînement des techniques sans être dans la précipitation.

Objectifs secondaires: effectuer un travail fractionné pour augmenter l’endurance et la capacité de récupération. En alternant les phases rapides et les phases lentes, on sollicite l’appareil cardiaque qui doit s’adapter rapidement à l’effort. Le second objectif secondaire est le fait d’apprivoiser le contact avec le sol pour aborder, à l’avenir, les chutes (je fais travailler les chutes à mes élèves pour aborder, lors des cours ados et adultes, le travail des bunkaïs et de la self défense sans avoir à passer par une initiation au sol).

Contraintes à prendre en compte: lors de cette séance, j’ai une vingtaine d’élèves, le parcours doit être assez long pour ventiler les participants et ne pas créer une file d’attente trop longue ou un bouchon à un ou deux endroits. Il faut signifier aux jeunes qui leur est possible de shunter les zones de ralentissement (la zone kata en l’occurence).

Pour ce qui est de l’espace, le tatami, un carré de 10 mètres de côté est suffisant pour 20 enfants afin qu’ils ne se gênent pas et puissent évoluer en toute sécurité.

Le temps de récupération est suffisant grâce à la file d’attente. Avec les enfants, il faut être prudent car, avec ces exercices très ludiques, ils peuvent ne pas sentir la fatigue et finir par être en hyperventilation ou en épuisement.

Pour conclure, je dirais que le parcours sportif est un complément à intégrer dans les plans de cours. Il est une alternative aux cours plus « austères » qui permettent d’aborder les mêmes thématiques sous un angle différent.

A bientôt pour un nouvel article…

Fabrice Makos

Keri Wasa: développer le travail de hanche/bassin

Voici une petite vidéo qui illustre et cherche à améliorer le travail de hanche et de bassin dans l’exécution des techniques mae geri et mawashi geri.

Comme à l’accoutumé, ces exercices ne se suffisent pas à eux-mêmes. Il est nécessaire de bien préparer les muscles et les articulations par un échauffement sérieux et des étirements réguliers.

Bonne vidéo…

Petite vidéo d’échauffement avec Emilie

Une petite vidéo pour illustrer un type d’échauffement que je mets souvent en place: le parcours sportif. Il offre de nombreuses possibilités, il est très ludique, il s’adapte très bien au travail qui va suivre dans la partie principale du cours.

Je le pratique avec tous les âges et tous les niveau. Il suffit de faire varier l’intensité, la longueur du parcours et la durée.

Bonne vidéo…

Travail avec trampoline n°2

Voici quelques exercices supplémentaires que Robin vous présente. (1er kyu, 15 ans, 5 années de pratique)

  • L’idée générale: travailler sur sol instable est beaucoup plus ardu que sur un tatami. Cela oblige Robin à déployer un plus grand effort pour se mouvoir, récupérer sa stabilité et conserver son équilibre… Une fois revenu sur le tatami, il est plus aisé pour lui d’exécuter ses techniques et ses positions.
  • Vous gagnerez: en tonicité, en stabilité, en vitesse d’exécution…
  • Mise en place: je propose ce travail à mes élèves sur une durée d’une minute, avec une minute de récupération entre les séries. Cela a pour avantage de laisser l’élève aller à son rythme. Un débutant fera un nombre moins important de techniques qu’un avancé, mais il pourra prendre son temps pour veiller à réaliser la technique correctement. Il est bien évidemment possible de faire varier la durée et l’intensité du travail.

Enfin, je propose souvent ces exercices dans le cadre d’un parcours training thématique. J’y reviendrai dans une prochaine vidéo.

Bonne vidéo…

Améliorer le temps de réaction et les réflexes dès le plus jeunes âge.

Je vous propose un exercice qui permettra de travailler le temps de réaction et les réflexes de vos élèves même les plus jeunes. Cet exercice peut être envisagé dès 4 ans et adapté pour le proposer à des élèves plus âgés et même adultes.

Voici le constat que j’ai fait : la plupart du temps,  je fais réagir les élèves par le biais du canal auditif ( je compte, tape dans les mains, donne un top départ, etc.) Or, dans les arts martiaux, nous devons réagir à des stimulis qui sont le plus souvent visuels. Paradoxal non?

Pour remédier à cela, autrement dit développer l’acuité visuelle et générer une réponse rapide à un stimulus visuel, je vous propose cet exercice :

Il est conçu pour être évolutif et je peux :

  • Varier la technique à déclencher: maete tsuki, gyku stuki, mae geri, mawashi geri, etc.
  • Varier la force de propulsion initiale.
  • Varier la position de l’élève qui déclenche la technique. De ce fait, l’angle de travail est différent ce qui a pour conséquence de faire entrer la balle dans le champ de vision de manière plus ou moins tardive.
  • Varier la distance entre l’élève et le passage du pendule.
  • Varier, d’une séance à l’autre, la hauteur de la balle pour travailler jodan, shudan ou gedan.
  • Doubler le pendule avec deux couleurs de balles pour que l’une déclenche une tsuki wasa et l’autre un keri wasa.

Vous pouvez constater que les possibilités offertes par cet exercice sont nombreuses mais lorsque je le fais évoluer,  j’introduis les variations de manière successive, les unes après les autres, afin de ne pas surcharger les élèves de consignes. Je le fais répéter régulièrement pour obtenir un bénéfice visible.  Enfin, je travaille avec les élèves, parallèlement, la forme des techniques employées car à lui seul, cet exercice peut entraîner des défauts du type : buste et tête trop en avant, précipitation des bras sans travail des hanches, etc.

Matériel:

  • Une cordelette
  • une balle de tennis
  • 3 cerceaux
  • Un point d’attache au plafond
  • Eventuellement 2 steps (pour les élèves de gauche et de droite, cela permet de faire parcourir une plus grande distance à la balle)
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